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2011-09-29

Visite : les photos officielles

Voir aussi : « Video », « Photos volées », « Usine, visite », « Démolition »    

L’usine de l’extérieur



L’usine de l’intérieur


Les peintures murales (tags).

Voir aussi : « Video », « Photos volées », « Usine, visite », « Démolition » 

2011-09-28

Visite : les vidéos officielle

Voir aussi : « Photos», « Photos volées », « Usine, visite », « Démolition »

Voici trois séquences prises en 2010  montées serrées pour publication sur notre blog.

(Pour activer, clicker sur le titre de la video suivi du signe >>)


La première est très saccadée. La prise de vue à été faite en marche rapide sans stabilisateur. Elle ne concerne que le hall de production sous sheds. Elle montre bien l’état de dégradation avancé du bâtiment, comme l’omniprésence des peintures murales. Elle met en valeur l’effet de lumière que procurent les sheds, un jour de beau temps.
Visite au pas de course >>

La deuxième se concentre sur le bâtiment sur rue qui abritait les ateliers et les bureaux. Il n’a pas échappé aux peintres de rue qui ont laissé sur place les reliefs de leur activité. On notera l’escalier à la fin de la séquence, le seul à desservir tout le bâtiment.
Bâtiment : ateliers et bureaux >>

La dernière séquence revient dans le hall de production sur un tempo plus maîtrisé. Elle fait le tour des peintures murales, dont certaines ne manquent pas de talent, même si la technique utilisée les rend éphémères. Elles se dégradent en effet très vite, ce qui après tout est bien leur destinée. Juste avant la démolition elles étaient toutes fortement écaillées. Restaient les boites de peintures les bouteilles de bière, les cartons, de quoi remplir plusieurs camions.
Le hall de l'usine >>



Voir aussi : « Photos», « Photos volées », « Usine, visite », « Démolition »

2011-09-19

Visite : les photos volées


Voir aussi : « Video », « Photos», « Usine, visite », « Démolition »

L’usine, inoccupée entre 1998 et 2011, est devenue pour certains un véritable terrain d’aventures au parfum défendu. L’accès difficile par escalade des arrières de l’usine, accentuait la tentation en donnant aux incursions illicites un goût d’interdit.
L’exploit se devait pourtant de se faire voir, et le média bien sur fut Internet.

Deux héros de ces aventures urbaines, sommes toute sans risques, la police ayant d’autres chats a fouetter :
-          Les peintres sur mur ou taggers qui ont badigeonné les moindres surfaces verticales de l’intérieur de l’usine, et laissé sur place des tonnes de bouteille de peinture et de bière.
-          Les photographes, fascinés par les peintures murales, qui ont mitraillé les scènes brillantes dans leur écrin de décrépitude sous l’éclairage valorisant des sheds.

Nous donnons ci-dessous un échantillon des ces reportages photographiques interdits.

Une série de photos vraiment noires, pour votre plaisir. Qui donne envie de tout démolir, pas de soucis, c’est fait. Heureusement il reste les photos … pour expliquer.
Touts les photos de Flickr indexées sur Gaupillat. Une belle collection de photos faisant dans le sordide. Du beau travail dans le genre.
Photos en Noir et Blanc, carrément sinistres.
Un travail réussi de la photo dans le style catastrophe dans un entrepot.

Une collection très haute en couleurs (trop à mon goût) façon Hollywood 1960. Elle s’appuie plus que les autres sur les peintures murales, et la lumière des sheds.


Un reportage très complet sur l’usine Gaupillat accompagné d’un texte presque exact

Une bonne série de photos sous des angles de prise de vue intelligents, toujours au service du délabré, bien sur.

Voir aussi : « Video », « Photos», « Usine, visite », « Démolition »

2011-02-24

L'usine Gaupillat innoccupée depuis 1998

La société Gévelot, dernier locataire de l’usine, à quitté les lieux au siècle dernier, fin 1998. Depuis l’usine est restée inoccupée parce que réservée pour des utilisations publiques variées par la ville, sans que jamais la ville n’ait pu faire, dans cette période, d’offre d’achat écrite ferme.

Durant cette période, l’indivision Gaupillat Ader s’est trouvée dans la position peut enviable de ne pouvoir vendre son bien qu’à un seul interlocuteur qui ne veut pas, ou ne peut pas, ou n’as pas les moyens, de l’acheter.


A tire d’évaluation de ce que cela représente comme charge pour l’indivision, voici ce que dit le dossier préparé pour le référé préventif de fin 2010: « Le maintien de l’ancienne usine Gaupillat … s’assimile, pour les indivisaires, à un véritable « gouffre financier ». Les dépenses fiscales et assurantielles relatives à la période 2006-2010, au cours de laquelle l’indivision n’a pu vendre son bien en raison des atermoiements de la commune de Meudon … s’élèvent à la somme de 81 904,65 euros. » et plus loin « il convient d’ajouter le « gouffre financier » que constitue le manque à gagner lié à l’immobilisation du terrain. En l’occurrence, pour les années 2006 à 2010, le manque à gagner de l’indivision, évalué à hauteur de 3% de l’évaluation de la valeur vénale du bien, s’élève à la somme de 723 000 euros »

L'usine vue de derrière, la toiture est l'objet d'exercices de tirs avec des projectiles de diverses natures
Cette situation dure depuis 1998, soient prés de huit ans de plus, pendant lesquels l’indivision a du supporter des dépenses du même niveau. Il est clair au vu de ces chiffres que la situation de l’indivision est devenue proprement intolérable financièrement, et qu’elle doit trouver une issue, et qu’elle la trouvera, une fois l’usine démolie comme le lui autorise enfin la ville de Meudon.

2011-02-18

Façade

Voir aussi : « Toiture à redents », « Cheminée », « Usine, visite »

La façade de l'usine sur la route de Vaugirard présente trois rangées d'ouvertures surmontées d'un bandeau. Elle fait partie intégrante du bâtiment sur rue construit en béton armé (et non en briques comme veulent bien le croire nombreux défenseurs de  l'idée de classer l'usine). Elle est de facture classique et ultra sobre avec le strict minimum d'ornements. La partie droite, sur deux niveaux seulement date de la construction de l'usine, en 1895. Vers 1930, le bâtiment à été doublé, et le dernier étage ajouté à l'édifice.

 

Il avait été envisagé par la Mairie de conserver la façade du bâtiment sur rue, et de la réutiliser dans la nouvelle construction. Cette solution aurait constitué un compromis avec les projets de La Fabrique (qui qualifie cette solution de « façadisme », pour la rejeter).

Etais métalliques sur une façade à un seul niveau.
Il se trouve que le coût de conservation de la façade est tout à fait exorbitant compte tenu des sujétions techniques qu’il implique :
  •  nécessité de réaliser une structure provisoire de stabilité vis-à-vis des efforts du vent du fait de l’absence de stabilité propre de la façade ;
  • nécessité de mettre en place une contre-structure ainsi qu’un système d’accrochage de la structure existante sur celle du projet pour assurer, ensuite, la stabilité de l’ouvrage en phase définitive ;
  • nécessité de renforcer, de l’intérieur du futur bâtiment, la qualité thermique médiocre de l’ancienne façade au regard des conditions de performance énergétique actuelles ;
  • nécessité de prolonger le niveau actuel des fondations de la façade pour satisfaire aux impératifs de stationnement existant, ce qui suppose notamment la mise en place d’une paroi moulée compte-tenu de la proximité de la Seine,
  •  etc.,
Maintiens de la façade Gaupillat sur trois niveaux, plots en béton, et étais doubles.
Le maintien de la façade en l’état engendrerait nécessairement de très importants sur coûts dans le cadre de la mise en œuvre du projet d’aménagement de la commune qu’il est approximativement possible de chiffrer à plus d’un million et demi d’euros. Soit plus du double coût total de la démolition de l’usine.


La façade sera démolie dans le cadre de la démolition en cours

L’usine, et a fortiori sa façade, ne font l’objet d’aucun classement au titre du patrimoine historique, ni de protection au titre du PLU de la commune de Meudon. Dans la mesure où le plan d’urbanisme de Meudon, approuvé le 13 avril 2010, ne fait que permettre (sans l’imposer) la conservation de la façade, et ou les sur coût énormes liés a sa conservation ne sont pas financés, l’indivision a décidé, comme le lui permet le permis accordé par la Mairie, de démolir la façade.

Voir aussi : « Toiture à redents », « Cheminée », « Usine, visite »

La cheminée de l'usine Gaupillat

Voir aussi : « Façade », « Toiture à redents »,« Usine, visite »

Symbole de pollution industrielle.


La cheminée d'usine, sybole de pollution

La cheminée sert à éloigner les fumées du voisinage proche, en espérant que le vent les emportera vers le voisinage lointain. Elle est étroitement associée a la pollution industrielle qu’elle repends dans l’atmosphère.

l’attachement aux cheminées qui ont pourri la vie a des centaines de millier de personnes est irrationnel, et trouve sa source dans l'habitude.

Les cheminées modernes ont un rôle beaucoup plus actif de filtrage des particules en suspension et de destruction des émanations toxiques.


Un édifice qui se surveille de prés

La cheminée de l'usine Gaupillat à pris du gîte.
Une cheminée en brique est un jeux d’équilibre dangereux.
Si le liant qui fait tenir les briques se délite, la cheminée peut basculer, et, en tombant elle peut se comporter comme une bombe a fragmentation.
Dans la durée, une cheminée se surveille, s’assure et se soigne, cela à un coût.
D’autant que par sa forme, une cheminée est difficile à réparer, surtout si comme celle de l’Usine Gaupillat, elle est insérée dans le bâtiment. La ruelle aux bœufs est top étroite pour laisser passer une nacelle auto portés, qui de toute façon ne permettrait pas d’en faire le tour.
Comme on le voit sur la photo ci-contre, la cheminée a pris du gîte, heureusement vers l'intérieur de l'usine. Sans que cela soit toutefois encore inquiétant.

Voir aussi : « Façade », « Toiture à redents »,« Usine, visite »

2011-02-15

Fabrique Gaupillat, non usine Gaupillat


Voir aussi : « Façade », « Toiture à redents »,« Usine, visite »

La Fabrique parle soit de la "Cartoucherie Gaupillat", soit de la "Fabrique Gaupillat".
Le terme Fabrique est un terme vieilli qui évoque une fabrication semi artisanale de produits manufacturés. Selon wikipedia : Une fabrique est un établissement d'importance moyenne, à caractère artisanal ou industriel, dans lequel on fabrique des produits de consommation (outils, vêtements, meubles, produits alimentaires, etc. ) à partir de matière première.

Fabrique de cigares, à Cuba

L’utilisation du mot Fabrique pour désigner l’usine Gaupillat est une invention de La Fabrique. Les documents anciens en ma possession désignent toujours ce lieu comme l’usine Gaupillat.
On voit bien cependant que la Fabrique Gaupillat porte un parfum rétro chaleureux et sympathique qui fait appel plus puissamment aux désirs de protection du public sensible (comme cartoucherie).
 
La grande frabique, à Renage, essentiellement tissages et moulinages, mi 19e (parking du 20e)

Voir aussi : « Façade », « Toiture à redents »,« Usine, visite »

Cartoucherie Gaupillat, non usine Gaupillat

Voir aussi : « Façade », « Toiture à redents »,« Usine, visite »

La Fabrique utilise "Cartoucherie Gaupillat" pour désigner l’usine Gaupillat ou la société Marcel Gaupillat.

La cartoucherie de Toulouse
 Le terme est porteur d’émotions et de romantisme, et plus fort que Société Marcel Gaupillat, ou Usine Gaupillat.
La société Marcel Gaupillat utilisait deux usines : celle du Bas Meudon au 43 bis route de Vaugirard, ou les corps des cartouches étaient fabriqués, et celle des Bruyères de Sèvres, ou les cartouches étaient assemblées et chargées de poudre, balles ou plombs. Seule l’usine des Bruyères était une cartoucherie, ceinte de remblais de protection, et possédant sa resserre a poudre protégée. L’usine du Bas Meudon n’a donc jamais été une cartoucherie, et l’utilisation du terme pour la qualifier est un abus de langage (dont on voit bien l’utilité).

Le fronton du portail d'entrée de la cartoucherie de Vincennes
Voir aussi : « Façade »,  « Toiture à redents »,« Usine, visite »